•  Le 11 ième

     

     

     

     

    Faux cul traître au souffle glacé 

    Qui bouscule les temps chauds

    Tu donnes froid dans le dos

    En t'insérant sous la peau

     

     

    Rafale de claques à la figure

    T'es gris t'es laid tu défigures

    Coupe roses

    Qui fige la nature des choses

     

     

    Je te déteste t'es méchanceté pure

    Frappant tout sur ton passage

    Tu es d'orages   et de  vidure

    Tu n'es jamais tendre ni sage

     

     

    Tu fais peur aux oiseaux

    Avec ta voix de corneille

    Les belles  ensoleillées

    S'enfuient en courant

    Tu donnes la nausée

    Tu fais vomir les ruisseaux

     

     

     

    Tes heures sont sourdes de coeur

    Aux pleurs des abeilles

    Tu fais frisonner les fêtes d'été

    Figer les bras de chemises

    Qui dansent sur des cordes raides

     

     

    Dès la fin de septembre

    Je te vois ramper

    Tu abordes par la bande

    L'octobre peureux

    T'es une couleuvre

    Au poison vénéneux

    Tu fais pâlir le ciel

    Les étoiles, livides, vont se cacher

     

    Mais

      

    J'ai ramassé des chaleurs

    Des lumières  pour ce tour de veille

    Et braverai ces quelques jours

    Avant de te voir mordre la poussière

    A l'arrivée de l'hiver 

    Quand décembre sera nouveau né ...

     

     

     

     

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  •  

      

    Neige  de vent tourmenté   et  cortège de temps gris

    Mon regard erre  sur ta musique  chantée en sourdine

    Sans le savoir   un flot de souvenirs   se dessine sur la toile

    Remonte et glisse   sur mon âme   que j'avais mise à l'abri

    Tu berces  des lucioles à   ma triste mémoire

    Et je souris    à travers des larmes   ce sera  bientôt   Noël

    Est-ce un traîneau  l'a bas dis-moi   portes-tu des promesses nouvelles

      

     C'EST NEIGE ET SOLITUDE

     

    Brume glaciale de  froid  tu joues  l'arpège   et  la gamme     

    Je danse    dans ma  tête   et je chante mes drames

    Tes perles  sur la  ficelle du temps  enfilent  le ciel gris d'antant

    Tendres sont tes  baisers   quand je marche  le soir  tu garnis ma vie

    Entre ses bras je fuis   ta froidure  et mon corps se déplie

    Dans la blanche ramassant timidement    des cristaux d'anges 

    Sur ses joues ramassant des sourires rougis par le vent  

      

    C'EST NEIGE ET SOLITUDE  

     

    Saison d'avalanches   tu peints  des  boucles étoilées   dans mes cheveux sombres

    A ma peau emmitoufflée  des frissons  sur  des rêves enfantins

    Je ramasse les cadeaux  à l'appel  de ses yeux pairs

    Alors tu  deviens le témoin   d'espérances lointaines  

    Qui émergent de mes nuits de silence

    Où j'étais seule  dans mes insoutenables des'espérances  de coeur

     

    C'EST NEIGE ET SOLITUDE    

     

    Tu fais naître de ta présence l'avenir   et d'éclatants matins

    Mais aussi tu dessines une crainte étrange     qui ne m'est pas étrangère

    Est-ce une croix      un autre  rêve funestre   un de ceux  éveillés qui me guette

    Des amours brefs  et crucifiés  sur du  bois refroidit de braise éteinte au fond du foyer

    Pour un autre trop triste destin ou une  dernière galère

    Avant qu'en ma mémoire j'oublie et la blanche et ma  vie de pantin

    Je suis un trop triste bonhomme de neige

    Qui fondra au premier signe d'un printemps insolent recuillant mes peines d'hiver

     

    DE NEIGE ET DE SOLITUDE

     

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  • 16mai

     

     

     

    16 mai

     

     

    Des kilomètres de bois

    Couchés

    Derrière un écran

    De fumée de paix

    Une rangée de soldats feuillus

    Sépare  des petites villes

    Semées  par un besoin de

    Mines de rien

     

     

    Le bras d’une voie ferrée

    Entoure un grand trou à ciel

    Couvert

    De gris mouillé

    Des tonnes de roches

    Oubliées

    Grises et fatiguées

     

    Depuis qu'on a éventré

    La terre

    Le seul or

    Qui vient briller

    C’est le soleil

    De certains matins d’été

     

    Par moments

    Un vent  se lève

    Froid et sans cœur

    Pourtant c’est mai

    Je suis courbaturée

    C’es tu mon dernier voyage

    Au nord

    Qui sait qui sait

     

     

    Déguisé en grand frisson

    D’humidité

    Navrante saison

    Y a de trop petites éclaircies

    Pour me garder éveillée

    Je me rendors

    Sans rêver

     

    La route est longue d’ennuie

    Reste le panneau vert

    Du 511 pour les urgences

    Avant un long strippe de boisé

    Patience

     

    Y encore tout le parc

    A traversé

    Ce ne sera pas assez

    Pour les cœurs esseulés

     

    Me semble

     

    De la planche

    A plat ventre

    Sur un dix roues

    Côtoie du bois mort

    Encore debout

    Dans le bas côté

     

     

    Des flaques d’eau

    Sur le visage d’une route fripée

    Pendant que le voyage fait vieillir

    Les passagers

     

    Pendant que je regarde

    Des sapins mâchant de la gomme

    Sur du temps impuissant  à changer

    Je me dis qu’on a l’automne en mai

     

     

     

     

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  • 5 À 7

    Le soir tombe à genoux

    C'est le retour de l'heure

    Où je  ferme  les yeux

    Sur un instant de tristesse

    Chaque jour à la même heure

    C'est un étrange rendez-vous

      

    Je vieillis par coeur

    En réajustant  ma veste 

    Sur ces instants d'amour

    J'enlace  entre mes bras

    Le trop grand vide partout

      

    Sait-on vraiment

    Quand on ferme la porte

    Le grand espace que l'on laisse

    Dans le coeur qu'on délaisse  

    Qu'il est porté toujours

    Comme un objet trop lourd   

    Un étrange moment de fin de jour

       

    On porte ses misères de coeur

    En solitaire

    Banale histoire d'amour

    Où sans  y croire on espère

    En sachant au fond de nous

    Qu'on a perdu sa  richesse

    Depuis qu'il oublie notre adresse

     

    Les jours sont devenus

    De longs instants de silence

    Des dialogues de sourds

    Dans  ce moment étrange

    Où  dans un  tiroir on range

    Les mots doux que l'on gardait

    Comme de vieilles lettres 

    De papier froissé et mou

    C'est tout ce qu'il nous reste 

    C'est fou

    Et peut être l'ultime espoir

    D'un prochain rendez-vous

      

    On regarde alors à la fenêtre

    Tout en sachant

    Qu'on est déjà oubliée

    Que l'on attendra encore

    Demain  à la même heure

    Peut-être un coup du sort

    Un geste de la main

    Avant au coeur la mort

      

    Le soir tombe à genoux

    C'est le retour de l'heure

    Où je ferme  les yeux

    C'est  une immense tristesse

    Quand on est  sans adresse

    Chaque jour à la même heure

    Cet étrange rendez-vous

    De moi sans  vous

    Qui n'avez pas su y croire

     







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  • l

    Je vais m'étendre 

    Et   attendre

    Juste essayer

    Simplement de respirer

    Juste pour comprendre

    Comment cela fait

    Quand on est mort

    Qu'on n'est plus du voyage

    Je vais me boucher le nez

    Arrêter de respirer

    IL ne faut pas bouger

    Cela va être long

    L'éternité ...

      

     

     

     

     

     

      

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  • A CONTRE VENT

     

    C'est une musique de cœur

    Que je viens te jouer ce soir

    Elle a pris naissance

    Dans une balançoire

    Vers quatre heures et quart

    Une fin d'après-midi

     

    C'est une partition

    A fond de vert gazon

    De petit banc

    Et de rivière

    Près d'un sentier

    Je la connais par cœur

    J'en ai vu toutes les saisons

     

    De carré de sable

    En carré de sable

    Le temps s'écoule

    Et je vieillis

    Pourtant, il y a toujours

    La même impasse

    Sur mon visage

    Qui s'ennuie

     

    C'est une musique qui danse

    C'est une musique qui pleure

     

    Aussi

     

    S'envolent les jours

    S'égrènent les heures

    Et tu manques à ma vie

    De cœur

     

    Ton pas est le bruit sourd

    Au creux de mon envie

    Mon regard vers ton dos

    Mon chemin en solo

     

    Toujours

     

    Par soleil mauvais

    Ou orages beaux

     

    Tel un grand vase de fleurs

    Que je peins et encadre

    Ou l'image

    Sans âge

    D'un voyageur fatigué

    Qui voudrait bien rentrer

     

    C est une musique de nordet

    Qui me surprend à cette heure

    Et me propose un pâle bonheur

    Comme si au parc je jouais

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    Le bonheur n'existe pas

    C'est une invention lucrative

    Ça fait vendre des livres

    Dans le rayon du bonheur

    Y a de grands et érudits auteurs

     

    Il est écrit, tenez-vous bien

    Que le bonheur est dans votre assiette

    N'en laissez pas une miette

    Ou si vous équilibrez vos chakras

    Ce sera l'harmonie sur la planète

     

    Si cela ne fonctionne pas ?

    Ce n'est pas le bon livre

    Allez voir dans l'autre rayon

    Celui du bien-être

    Il se cache dans la beauté

    Ben non

    Il est à l'intérieur, voyons !

     

    That Is the question!

     

    On vous dira que mieux vaut être riche

    Que pauvre évidemment

    Sinon, soyez bon apôtre

    Avec l'inflation marchez à pieds

    Le bonheur voilà : c'est la santé

    Des pieds

     

    Faut que cela transpire

    Faut que cela respire

    N'arrêtez pas de courir

    Baladeur dans le plafond

    Crise cardiaque à volonté

    Attachez votre tuque

    On va bien rire

     

    C'est une invention fictive

    Une création indigeste

    Pour faire passer les fausses promesses

    Pauvres crétins et pauvres cons

     

     

    Le bonheur …

     

     

    C'est les enfants

    Évidemment!

    Pour ceux qu'y en ont

    Une vraie bénédiction

    Vous passerez votre vie

    Après les bisous à vous inquiéter

    De qui s'en occuperont

    Quand le voyage sera terminé

     

     

    Allez voir, allez faire un tour

    En vérité, je vous le dis

    Le bonheur voilà

    C'est dans l'Amour !

     

    Vous ne savez pas ce c'est ?

    On va vous en énumérez de toutes les sortes

    L'important c'est qu'il faut qu'on sème

    Certain : cela va pousser

    Et faut vite le cueillir

    Sinon ? Tua culpa ! Pas de chance !

    C'est le voisin qui ramassera

     

    On viendra aussi vous dire

    Ne pleurez pas trop longtemps

    L'important c'est de se choisir

    Soyez plus égoïste que cela

    Même si vous avez de la peine

    Y a rien qui vaille la peine de cela

     

    Faites-vous une petite vie tranquille

    Passez le reste de votre temps

    A courir entre le travail et la maison

    Après – « Vive les vacances »

    Vous vous paierez du bon temps

    Seul profitez-en

    Si vous ne crevez pas avant

    Naturellement

     

     

    Cela ne vous tente pas ?

    Nous avons ce qu'il faut pour vous

    Pleins de belles activités lucratives

    Vous allez faire plein de sous

    Vous aurez plein de nouveaux amis

    Mais méfiez-vous

    Ce sont les pires visages à deux faces

    Quand y est question de piastres

     

    Non ? Trouvez-vous donc une belle passion

    Mettez-vous donc à faire des collections

    Le soir vous serez triste à mourir

    Et vous n'aurez personne à qui le dire

     

     

    Vous regardez le grand sourire

    De ceux et celles qui vont se marier ?

    On vous dira : ben non

    L'herbe est toujours plus verte

    Chez le voisin que chez soi

    Ce n'est pas une découverte

    Alors, allons voir ce que disent les livres

     

    Pas convaincus ?

     

    Apprenez le Kamasoutra

    On va s'envoyer en l'air

    Avec tout ce qui bouge

    Le bonheur on l'a

    C'est d'une évidence diabolique

    Le bonheur est dans le X

    Y a juste la fin qu'y est dramatique

     

    Non! Non! Restez sur terre

    Cherchez dans les prières

    Loin de Dieu point de salut

    Jehova, Bouddha ou Jésus

    Si cela ne répond pas

    Ben c'est que ce n'est pas le bon

     

     

    La recette du bonheur

    Je vous le dis tout de suite

    Elle n'existe pas

    C'est une idée furtive

    C'est du rêve

     

    Faut penser aux autres

    On dit aussi : Oublie pas de penser à toi

    Ou allez au bout de vos rêves

    Mais rêver pas trop, faut être

    Réaliste

    Dans les deux cas vous êtes foutus

    Si vous prenez des risques

     

    C'est une idée trop farfelue

    Tout ce que moi j'ai vu

    C'est qu'on ne sait pas pourquoi

    Des fois, il y a des petits moments magiques

    Des notes belles de tendresse

    Et de musique

    Aussi vite arrivées aussi vite disparues

    Au coin d'une rue

     

    Si vous pouvez me prouver le contraire

    Et que le bonheur veut bien rester

    Je pourrais me remettre à y croire

    Même si dans le fond je le sais

    Que c'est des histoires

    Et de la foutaise

    Qu'est-ce que vous voulez

    On ne peut pas se refaire

    A l'âge que j'ai …

     

     

     

     

     

     

     

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  • A quoi ça sert




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  • Al legato

     

     

     

     

    Je ne demande plus rien

    Quand je dis que j’aime

    Je suis survivante

    J’emprunte du temps

    Je berce ma veine

     

     

    J’ai été longtemps absente

    Je tricotais du silence

    Dans mon abri

    De solitude et de taire

     

    Maintenant

    Quand je souris et pleure

    Vous devez croire

    Quand je sème des fleurs

    Que j’empile les brindilles

    Pour brûler les peurs

     

    Je secoue la cendre

    De ce mi temps de ma vie

    Tendre maintenant

    Je danse

    Celle que je veux

    Celle qui réclame

    Ce que je suis

     

    Maintenant

     

    Pour faire « bouh ! »

    A tout ce qui n’est pas vous

    Aux arrogants

    Aux ignorants

    Aux pauvres du dedans

    Je reste debout

     

    Je me lève de bonne heure

    Pour vous et moi

    Contre ceux et celles

    Qui veulent que l’on meure

     

    Je suis vivante

    Près de vous

    Et aimante

    Surtout

     

     

     

     

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