• DU PAREIL AU MÊME

     

     

     

     

     

    L’air frais de l’hiver sent encore parfois l’enfance

    Le bonheur facile les bonbons  du dimanche

    J’ai souvenir d’un champ de verges d’or faisant la ronde

    Pourtant malgré les souliers vernis et  les dentelles

    Sous mon chapeau  j’ai porté aussi une solitude profonde

     

    La terre était si grande  tout était à découvrir

    J’ai appris d’elle qu’on pouvait même y souffrir

    Quand un petit oiseau sans plumes  est mort

    Et que le mercurochrome ne guérit les mauvais sorts

     

    Quand les  grands billots recouvraient toute la rivière

    Je me demandais où elle menait  ces arbres morts

    A la basse marée au grand désespoir de mon père

    On allait s’asseoir sous le pont c'était notre fort

     

    J’ai aimé  l’odeur au printemps des pelouses brûlées

    Je suis morte de rire étendu dans un champ fleuri d'été

    Les nuages m' ont appris qu'ils ont des histoires à raconter

    Qu’il n’est pas permis de dessiner sur les murs blancs vernis

     

    Mes trésors étaient des billes de couleurs une corde à danser

    Une balle bleu blanc rouge et la route où j’ai marché à l’école

    Elle devenait le chemin des papillons  où  flâner et rêver

    Ou un chemin de croix où Dieu pouvait se promener

     

    Je sais maintenant  que l’argent liquide ne se boit pas

    Qu’il y a des chiens qui mordent  que j’aimais les chats

    Que le soleil réchauffait mes bras sur un pupitre de bois

    Qu’une tape sur les fesses peut vouloir dire que t’es aimé

     

    J’ai appris pourtant un jour que les sombres pieds noirs

    D’un curé est un mauvais présage dans une classe bondée

    Qu’une vie peut  passer du blanc au noir en un temps record

    Quand on t'apprend et que t’es petit que ton père est mort

     

    Depuis qu’on a éteint la lumière de mon enfance qu’il est parti

    Mon cœur vagabond a perdu sa maison je n’ai plus d’abri

    Celui qui m’avait choisi s’en est allé avec les bois de la rivière

    Et je ne sais toujours pas pourquoi je suis restée sur la grève

    A regarder encore aujourd'hui le dos de mes amours qui s'enfuient

    AU MÊME DU PAREIL

     

     

     

     

     

     

     

     

    « MON PETIT BONHEUR DU JOURPHOTOS PERSO 2012 /01/30 »
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  • Commentaires

    3
    malinamie Profil de malinamie
    Samedi 4 Février 2012 à 08:25

    MERCI DIDIDIT toujours très touchant de voir un texte apprécié. Surtout par un auteur de talent tel que toi ...Merci ! encore t'es généreux xx


     


    IsaMalina xx

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Samedi 4 Février 2012 à 05:24

    Ce qu'elles sont belles tes images. Tu es forte hein! Très, très forte. Les vraies images comme celle du haut qui résume l'enfance... et les images de tes mots aussi claires.

    1
    Marie-Jeanne
    Mardi 31 Janvier 2012 à 17:41

    Souvenirs, souvenirs. Que de pourquoi dans tes poèmes. Toujours pas la réponse?



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