• LA VIE DE CONSTANCE

    Des pas de petits bruits secs

    Claquent sur le marbre froid

    Dans le dortoir de petits lits

    De métal gris s'alignent

    Dans le silence de la nuit

    Une étrange naissance

    Qui  ne sera pas célébrée

    La maison est froide et hantée

     

    Des sorcières habillées de blanc noir

    Survolent le berceau à barreaux

    Où on a déposé l'étrange cadeau

    C'était un tout début de mai

    Qui ressemble à novembre

    Glacials  les draps amidonnés

    Au loin des bruits de ville

    Endorment l'enfant nouveau-né

     

    La  maison de pierres grises

    A ouverte un matin  ses portes

    Et fût échangée pour un foyer

    Le sortilège sembla s’effacer

    Mais c’était mal calculé

    La maison pris en feu

    La  petite princesse fût détrônée

     

    Ses petits pas ont marché

    Sur le marbre froid

    De  biens d’autres dortoirs

    Aux petits lits de draps javellisés

    Et dans la cour de récré

    Toujours la même barrière

    De fer forgé  

    La couleur du ciel seule a changé

     

    Chaque soir depuis ces temps passés

    La princesse s’endort souvent seule

    Parfois elle parle au bon Dieu

    Ne sachant pas  pourquoi

    Les cieux lui en veulent

    La constance toujours veut

    Qu’elle s’endorme encore

    Dans le noir

    Personne à ses côtés

     

    Certaines nuits comme ce soir

    Quand il fait bien sombre

    Elle recompte les étoiles

    Pour oublier que dans le noir

    L’amour a déserté sa vie

    La vie de Constance

    Est l'itinérance du coeur

    Elle est sans abri

     

    Il n’est pas loin le prochain dortoir

    Aux planchers de marbre blanc et gris

    On y marche en tenant une  rampe

    Et la ville au loin déjà fait entendre les mêmes  bruits

    Ce sont les pas de son enfance et de sa vie

    Où marche  l'Amour qui ne garde jamais pour lui

    Ce qu'Il  choisit

     

    Sortilèges de début et fin de vie ?

    La constance semble le vouloir ainsi ...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     




    « VIEILLIR By your side side sade »
    Partager via Gmail Yahoo!

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    5
    Marie-Jeanne
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 13:48

     Quand je pense que j'allais à la messe pour éviter certaines corvées, il fallait le faire en plus les messes étaient en latin.

    Que de souvenirs, mais tu vois ce ne sont pas de mauvais souvenirs, on en a bavés certes car les soeurs me détestait. j'étais insolente paraît il, déja à setpt ans je en me laissais pas faire... Alors je leur répondait, horreur... les punitions pleuvaient.

    4
    malinamie Profil de malinamie
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 13:47

    rireeeeeeeeeeeeeeeeee my god que je comprends....Moi c'est la soupane (du gruau ) hyper liquide....pas capable...rireeeeeeeeeeeeeeee


     

    3
    Marie-Jeanne
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 13:45

    Oui je vois que toi aussi ces souvenirs reviennt, idem pour moi. le matin nous devions nous laver dans une rangée de lavabos à perte de vue. Nous avions que quelques minutes, puis courir ensuite au réfectoire pour le petit déjeuner, j'ai encore l'odeur du lait chaud. Ecouerant, depuis je ne n'en boit presque plus. A l'époque il y avait des excédents de lait et à quatre heures on nous obligeait à boire un grand bol de lait chaud, j'en ai encore la nausée en y repensant.

    2
    malinamie Profil de malinamie
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 13:39

    Et tu en reconnaitrais l'odeur n'est-ce pas ? Pensionnaire à 8-9 12-13-14-15-16-17- et 18 ans...je me souviens entre autre, de celle de la poudre verte qu'étendait l'homme de l'entretien, de l'odeur de la cuisine d'établissement, je me souviens du goût des biscuits sandwich à la gelée de fraises qu'on nous mettait dans une chaudière sur la galerie de la cour arriere. Je me souviens de ces soirs où après la prière au pied du lit nous deviens nous coucher, avec la consigne des mains SUR les couvertures et pas SOUS.... Je me souviens aussi comme si c'était hier, de l'apparition fantômatique de la soeur en jaqette blanche et à bonnet blanc, au pied de notre lit, parce qu,elle avait entendu parlé ou rire....Épeuranttttttttttt.....Tout nous revient à certains moments de vie....rien ne s'oublit réellement....xxx


    Malina

    1
    Marie-Jeanne
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 13:31

    Bonjour, les dortoirs m'ont hantés pendant quelques années de ma jeunesse. je les revois encore avec cette grande salle aux list posés en rangs. cette grande pièce ne sembalit jamais finir. Au centre un grand carré entourré de draps  blancs à peine transparent. lL soeur responsable  du dortoir nous surveillait et au moindre bruit lorsque la lumière s'était éteinte, c'était la sanction!



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :