• NATURELEMENT

     

     

     

    Un papillon jaune  noir et blanc

     

    Joue l'immobilité de la mort

     

    A une fenêtre au rebord écaillé

     

     

     

    Entre les ombres sous les arbres

     

    Près de la clôture de métal

     

    S'enlacent les oiseaux de passage

     

    Et les rosiers grimpants

     

    Aux chatoiements d'eau

     

     

     

    Tout appelle à la tranquillité

     

    La brise rassurante dans les cheveux

     

    Les flots redessinant en sourdine

     

    Le décor de la saison nouvelle

     

    A la couleur d'un beau murmure

     

     

     

    A la venue du soir se réfugie

     

    Dans la nature les errants des forêts

     

    La nuit apporte avec elle

     

    Dans sa marche nocturne

     

    Une cavale d'étoiles

     

    Pour tuer les amertumes

     

     

     

    De l'ancien hiver rien n'est resté

     

    Si ce n'est quelques branches brisées

     

    Sur le cœur fatigué

     

    Quelques souvenirs figés

     

     

     

    Elle s'endormira paisible

     

    Sous son duvet de plumes

     

    A la fenêtre la lune

     

    Sur sa robe embrumée

     

    Portera la belle étoile

     

    Du nord pour rappeler encore

     

    A titre posthume

     

     

     

    Qu'elle l'aime encore

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Le vieux au chapeau mouL'Armoire à Tupperware »
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