•  Le 11 ième

     

     

     

     

    Faux cul traître au souffle glacé 

    Qui bouscule les temps chauds

    Tu donnes froid dans le dos

    En t'insérant sous la peau

     

     

    Rafale de claques à la figure

    T'es gris t'es laid tu défigures

    Coupe roses

    Qui fige la nature des choses

     

     

    Je te déteste t'es méchanceté pure

    Frappant tout sur ton passage

    Tu es d'orages   et de  vidure

    Tu n'es jamais tendre ni sage

     

     

    Tu fais peur aux oiseaux

    Avec ta voix de corneille

    Les belles  ensoleillées

    S'enfuient en courant

    Tu donnes la nausée

    Tu fais vomir les ruisseaux

     

     

     

    Tes heures sont sourdes de coeur

    Aux pleurs des abeilles

    Tu fais frisonner les fêtes d'été

    Figer les bras de chemises

    Qui dansent sur des cordes raides

     

     

    Dès la fin de septembre

    Je te vois ramper

    Tu abordes par la bande

    L'octobre peureux

    T'es une couleuvre

    Au poison vénéneux

    Tu fais pâlir le ciel

    Les étoiles, livides, vont se cacher

     

    Mais

      

    J'ai ramassé des chaleurs

    Des lumières  pour ce tour de veille

    Et braverai ces quelques jours

    Avant de te voir mordre la poussière

    A l'arrivée de l'hiver 

    Quand décembre sera nouveau né ...

     

     

     

     

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  •  

      

    Neige  de vent tourmenté   et  cortège de temps gris

    Mon regard erre  sur ta musique  chantée en sourdine

    Sans le savoir   un flot de souvenirs   se dessine sur la toile

    Remonte et glisse   sur mon âme   que j'avais mise à l'abri

    Tu berces  des lucioles à   ma triste mémoire

    Et je souris    à travers des larmes   ce sera  bientôt   Noël

    Est-ce un traîneau  l'a bas dis-moi   portes-tu des promesses nouvelles

      

     C'EST NEIGE ET SOLITUDE

     

    Brume glaciale de  froid  tu joues  l'arpège   et  la gamme     

    Je danse    dans ma  tête   et je chante mes drames

    Tes perles  sur la  ficelle du temps  enfilent  le ciel gris d'antant

    Tendres sont tes  baisers   quand je marche  le soir  tu garnis ma vie

    Entre ses bras je fuis   ta froidure  et mon corps se déplie

    Dans la blanche ramassant timidement    des cristaux d'anges 

    Sur ses joues ramassant des sourires rougis par le vent  

      

    C'EST NEIGE ET SOLITUDE  

     

    Saison d'avalanches   tu peints  des  boucles étoilées   dans mes cheveux sombres

    A ma peau emmitoufflée  des frissons  sur  des rêves enfantins

    Je ramasse les cadeaux  à l'appel  de ses yeux pairs

    Alors tu  deviens le témoin   d'espérances lointaines  

    Qui émergent de mes nuits de silence

    Où j'étais seule  dans mes insoutenables des'espérances  de coeur

     

    C'EST NEIGE ET SOLITUDE    

     

    Tu fais naître de ta présence l'avenir   et d'éclatants matins

    Mais aussi tu dessines une crainte étrange     qui ne m'est pas étrangère

    Est-ce une croix      un autre  rêve funestre   un de ceux  éveillés qui me guette

    Des amours brefs  et crucifiés  sur du  bois refroidit de braise éteinte au fond du foyer

    Pour un autre trop triste destin ou une  dernière galère

    Avant qu'en ma mémoire j'oublie et la blanche et ma  vie de pantin

    Je suis un trop triste bonhomme de neige

    Qui fondra au premier signe d'un printemps insolent recuillant mes peines d'hiver

     

    DE NEIGE ET DE SOLITUDE

     

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  • 16mai

     

     

     

    16 mai

     

     

    Des kilomètres de bois

    Couchés

    Derrière un écran

    De fumée de paix

    Une rangée de soldats feuillus

    Sépare  des petites villes

    Semées  par un besoin de

    Mines de rien

     

     

    Le bras d’une voie ferrée

    Entoure un grand trou à ciel

    Couvert

    De gris mouillé

    Des tonnes de roches

    Oubliées

    Grises et fatiguées

     

    Depuis qu'on a éventré

    La terre

    Le seul or

    Qui vient briller

    C’est le soleil

    De certains matins d’été

     

    Par moments

    Un vent  se lève

    Froid et sans cœur

    Pourtant c’est mai

    Je suis courbaturée

    C’es tu mon dernier voyage

    Au nord

    Qui sait qui sait

     

     

    Déguisé en grand frisson

    D’humidité

    Navrante saison

    Y a de trop petites éclaircies

    Pour me garder éveillée

    Je me rendors

    Sans rêver

     

    La route est longue d’ennuie

    Reste le panneau vert

    Du 511 pour les urgences

    Avant un long strippe de boisé

    Patience

     

    Y encore tout le parc

    A traversé

    Ce ne sera pas assez

    Pour les cœurs esseulés

     

    Me semble

     

    De la planche

    A plat ventre

    Sur un dix roues

    Côtoie du bois mort

    Encore debout

    Dans le bas côté

     

     

    Des flaques d’eau

    Sur le visage d’une route fripée

    Pendant que le voyage fait vieillir

    Les passagers

     

    Pendant que je regarde

    Des sapins mâchant de la gomme

    Sur du temps impuissant  à changer

    Je me dis qu’on a l’automne en mai

     

     

     

     

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  • 5 À 7

    Le soir tombe à genoux

    C'est le retour de l'heure

    Où je  ferme  les yeux

    Sur un instant de tristesse

    Chaque jour à la même heure

    C'est un étrange rendez-vous

      

    Je vieillis par coeur

    En réajustant  ma veste 

    Sur ces instants d'amour

    J'enlace  entre mes bras

    Le trop grand vide partout

      

    Sait-on vraiment

    Quand on ferme la porte

    Le grand espace que l'on laisse

    Dans le coeur qu'on délaisse  

    Qu'il est porté toujours

    Comme un objet trop lourd   

    Un étrange moment de fin de jour

       

    On porte ses misères de coeur

    En solitaire

    Banale histoire d'amour

    Où sans  y croire on espère

    En sachant au fond de nous

    Qu'on a perdu sa  richesse

    Depuis qu'il oublie notre adresse

     

    Les jours sont devenus

    De longs instants de silence

    Des dialogues de sourds

    Dans  ce moment étrange

    Où  dans un  tiroir on range

    Les mots doux que l'on gardait

    Comme de vieilles lettres 

    De papier froissé et mou

    C'est tout ce qu'il nous reste 

    C'est fou

    Et peut être l'ultime espoir

    D'un prochain rendez-vous

      

    On regarde alors à la fenêtre

    Tout en sachant

    Qu'on est déjà oubliée

    Que l'on attendra encore

    Demain  à la même heure

    Peut-être un coup du sort

    Un geste de la main

    Avant au coeur la mort

      

    Le soir tombe à genoux

    C'est le retour de l'heure

    Où je ferme  les yeux

    C'est  une immense tristesse

    Quand on est  sans adresse

    Chaque jour à la même heure

    Cet étrange rendez-vous

    De moi sans  vous

    Qui n'avez pas su y croire

     







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  • l

    Je vais m'étendre 

    Et   attendre

    Juste essayer

    Simplement de respirer

    Juste pour comprendre

    Comment cela fait

    Quand on est mort

    Qu'on n'est plus du voyage

    Je vais me boucher le nez

    Arrêter de respirer

    IL ne faut pas bouger

    Cela va être long

    L'éternité ...

      

     

     

     

     

     

      

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  • A CONTRE VENT

     

    C'est une musique de cœur

    Que je viens te jouer ce soir

    Elle a pris naissance

    Dans une balançoire

    Vers quatre heures et quart

    Une fin d'après-midi

     

    C'est une partition

    A fond de vert gazon

    De petit banc

    Et de rivière

    Près d'un sentier

    Je la connais par cœur

    J'en ai vu toutes les saisons

     

    De carré de sable

    En carré de sable

    Le temps s'écoule

    Et je vieillis

    Pourtant, il y a toujours

    La même impasse

    Sur mon visage

    Qui s'ennuie

     

    C'est une musique qui danse

    C'est une musique qui pleure

     

    Aussi

     

    S'envolent les jours

    S'égrènent les heures

    Et tu manques à ma vie

    De cœur

     

    Ton pas est le bruit sourd

    Au creux de mon envie

    Mon regard vers ton dos

    Mon chemin en solo

     

    Toujours

     

    Par soleil mauvais

    Ou orages beaux

     

    Tel un grand vase de fleurs

    Que je peins et encadre

    Ou l'image

    Sans âge

    D'un voyageur fatigué

    Qui voudrait bien rentrer

     

    C est une musique de nordet

    Qui me surprend à cette heure

    Et me propose un pâle bonheur

    Comme si au parc je jouais

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    Le bonheur n'existe pas

    C'est une invention lucrative

    Ça fait vendre des livres

    Dans le rayon du bonheur

    Y a de grands et érudits auteurs

     

    Il est écrit, tenez-vous bien

    Que le bonheur est dans votre assiette

    N'en laissez pas une miette

    Ou si vous équilibrez vos chakras

    Ce sera l'harmonie sur la planète

     

    Si cela ne fonctionne pas ?

    Ce n'est pas le bon livre

    Allez voir dans l'autre rayon

    Celui du bien-être

    Il se cache dans la beauté

    Ben non

    Il est à l'intérieur, voyons !

     

    That Is the question!

     

    On vous dira que mieux vaut être riche

    Que pauvre évidemment

    Sinon, soyez bon apôtre

    Avec l'inflation marchez à pieds

    Le bonheur voilà : c'est la santé

    Des pieds

     

    Faut que cela transpire

    Faut que cela respire

    N'arrêtez pas de courir

    Baladeur dans le plafond

    Crise cardiaque à volonté

    Attachez votre tuque

    On va bien rire

     

    C'est une invention fictive

    Une création indigeste

    Pour faire passer les fausses promesses

    Pauvres crétins et pauvres cons

     

     

    Le bonheur …

     

     

    C'est les enfants

    Évidemment!

    Pour ceux qu'y en ont

    Une vraie bénédiction

    Vous passerez votre vie

    Après les bisous à vous inquiéter

    De qui s'en occuperont

    Quand le voyage sera terminé

     

     

    Allez voir, allez faire un tour

    En vérité, je vous le dis

    Le bonheur voilà

    C'est dans l'Amour !

     

    Vous ne savez pas ce c'est ?

    On va vous en énumérez de toutes les sortes

    L'important c'est qu'il faut qu'on sème

    Certain : cela va pousser

    Et faut vite le cueillir

    Sinon ? Tua culpa ! Pas de chance !

    C'est le voisin qui ramassera

     

    On viendra aussi vous dire

    Ne pleurez pas trop longtemps

    L'important c'est de se choisir

    Soyez plus égoïste que cela

    Même si vous avez de la peine

    Y a rien qui vaille la peine de cela

     

    Faites-vous une petite vie tranquille

    Passez le reste de votre temps

    A courir entre le travail et la maison

    Après – « Vive les vacances »

    Vous vous paierez du bon temps

    Seul profitez-en

    Si vous ne crevez pas avant

    Naturellement

     

     

    Cela ne vous tente pas ?

    Nous avons ce qu'il faut pour vous

    Pleins de belles activités lucratives

    Vous allez faire plein de sous

    Vous aurez plein de nouveaux amis

    Mais méfiez-vous

    Ce sont les pires visages à deux faces

    Quand y est question de piastres

     

    Non ? Trouvez-vous donc une belle passion

    Mettez-vous donc à faire des collections

    Le soir vous serez triste à mourir

    Et vous n'aurez personne à qui le dire

     

     

    Vous regardez le grand sourire

    De ceux et celles qui vont se marier ?

    On vous dira : ben non

    L'herbe est toujours plus verte

    Chez le voisin que chez soi

    Ce n'est pas une découverte

    Alors, allons voir ce que disent les livres

     

    Pas convaincus ?

     

    Apprenez le Kamasoutra

    On va s'envoyer en l'air

    Avec tout ce qui bouge

    Le bonheur on l'a

    C'est d'une évidence diabolique

    Le bonheur est dans le X

    Y a juste la fin qu'y est dramatique

     

    Non! Non! Restez sur terre

    Cherchez dans les prières

    Loin de Dieu point de salut

    Jehova, Bouddha ou Jésus

    Si cela ne répond pas

    Ben c'est que ce n'est pas le bon

     

     

    La recette du bonheur

    Je vous le dis tout de suite

    Elle n'existe pas

    C'est une idée furtive

    C'est du rêve

     

    Faut penser aux autres

    On dit aussi : Oublie pas de penser à toi

    Ou allez au bout de vos rêves

    Mais rêver pas trop, faut être

    Réaliste

    Dans les deux cas vous êtes foutus

    Si vous prenez des risques

     

    C'est une idée trop farfelue

    Tout ce que moi j'ai vu

    C'est qu'on ne sait pas pourquoi

    Des fois, il y a des petits moments magiques

    Des notes belles de tendresse

    Et de musique

    Aussi vite arrivées aussi vite disparues

    Au coin d'une rue

     

    Si vous pouvez me prouver le contraire

    Et que le bonheur veut bien rester

    Je pourrais me remettre à y croire

    Même si dans le fond je le sais

    Que c'est des histoires

    Et de la foutaise

    Qu'est-ce que vous voulez

    On ne peut pas se refaire

    A l'âge que j'ai …

     

     

     

     

     

     

     

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  • A quoi ça sert




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  • Al legato

     

     

     

     

    Je ne demande plus rien

    Quand je dis que j’aime

    Je suis survivante

    J’emprunte du temps

    Je berce ma veine

     

     

    J’ai été longtemps absente

    Je tricotais du silence

    Dans mon abri

    De solitude et de taire

     

    Maintenant

    Quand je souris et pleure

    Vous devez croire

    Quand je sème des fleurs

    Que j’empile les brindilles

    Pour brûler les peurs

     

    Je secoue la cendre

    De ce mi temps de ma vie

    Tendre maintenant

    Je danse

    Celle que je veux

    Celle qui réclame

    Ce que je suis

     

    Maintenant

     

    Pour faire « bouh ! »

    A tout ce qui n’est pas vous

    Aux arrogants

    Aux ignorants

    Aux pauvres du dedans

    Je reste debout

     

    Je me lève de bonne heure

    Pour vous et moi

    Contre ceux et celles

    Qui veulent que l’on meure

     

    Je suis vivante

    Près de vous

    Et aimante

    Surtout

     

     

     

     

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  •  

    Sans ses bras autour du cœur

    L'été perd ses soleils ses oiseaux ses rivières

    Je  vélo moteur l'automne en bandoulière        

    A quoi ça sert sans amour le bonheur...

     

    A ma cigarette la  fumée des deux sœurs

    Je porte mon collier de scories pour la route

    Son sourire demeure  mon seul refrain                     

    J’y reviens toujours malgré la déroute...

     

    Un grand vent  balaye mon  palier

    Et  je secoue le tapis de mes mots d'amour

    Ils s'envolent  sur le bord de la Perrault

    Entend- il  leur discours en écho... 

     

    Je suis en décalage horaire

    Je roule solitaire en bicycle à pédales

    Sur le bord du ruisseau je fais une escale

    Je  me dessine dans les yeux sa rivière...

    La couleur de nos jours les plus beaux...              

     

    J’attendrai dehors à l'étape s'il fait chaud

    S'il pleut j’effacerai la pluie de mes yeux       

    Pour qu’il retouve mon plus et mon mieux

    Un coeur pour lui dans des habits heureux...

     

    Voilà que le temps se pare de brume

    Je vais mettre le couvert sur la table

    Le feu qui m'anime c'est l'espoir d’un retour

    A quoi ça sert sans amour le bonheur...

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  •  

     

    Un oiseau à ma fenêtre

     A fait son nid

    Pour faire des petits

    Et s'abriter de la pluie

     

     

    J'avais un oiseau

    J'avais ton cœur aussi

    Ne me reste que le nid

    Car l'oiseau est parti

    Et toi aussi

     

     

    Ne me reste qu'une plume

    Pour t'écrire les mots dits...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • AMOUR SECRET

     

     

    Ô toi d'où me vient ma pensée,
    Sois fière devant le Seigneur !
    Relève ta tête abaissée,
    Ô toi d'où me vient mon bonheur !

    Quand je traverse cette lieue
    Qui nous sépare, au sein des nuits,
    Ta patrie étoilée et bleue
    Rayonne à mes yeux éblouis.

    C'est l'heure où cent lampes en flammes
    Brillent aux célestes plafonds ;
    L'heure où les astres et les âmes
    Échangent des regards profonds.

    Je sonde alors ta destinée,
    Je songe à toi, qui viens des cieux,
    A toi, grande âme emprisonnée,
    A toi, grand coeur mystérieux !

    Noble femme, reine asservie,
    Je rêve à ce sort envieux
    Qui met tant d'ombre dans ta vie,
    Tant de lumière dans tes yeux

    Moi, je te connais tout entière
    Et je te contemple à genoux ;
    Mais autour de tant de lumière
    Pourquoi tant d'ombre, ô sort jaloux ?

    Dieu lui donna tout, hors l'aumône
    Qu'il fait à tous dans sa bonté ;
    Le ciel qui lui devait un trône
    Lui refusa la liberté.

    Oui, ton aile, que le bocage,
    Que l'air joyeux réclame en vain,
    Se brise aux barreaux d'une cage,
    Pauvre grande âme, oiseau divin !

    Bel ange, un joug te tient captive,
    Cent préjugés sont ta prison,
    Et ton attitude pensive,
    Hélas, attriste ta maison.

    Tu te sens prise par le monde
    Qui t'épie, injuste et mauvais.
    Dans ton amertume profonde
    Souvent tu dis : si je pouvais !

    Mais l'amour en secret te donne
    Ce qu'il a de pur et de beau,
    Et son invisible couronne,
    Et son invisible flambeau !

    Flambeau qui se cache à l'envie,
    Qui luit, splendide et clandestin,
    Et qui n'éclaire de la vie
    Que l'intérieur du destin.

    L'amour te donne, ô douce femme,
    Ces plaisirs où rien n'est amer,
    Et ces regards où toute l'âme
    Apparaît dans un seul éclair,

    Et le sourire, et la caresse,
    L'entretien furtif et charmant,
    Et la mélancolique ivresse
    D'un ineffable épanchement,

    Et les traits chéris d'un visage,
    Ombre qu'on aime et qui vous suit,
    Qu'on voit le jour dans le nuage,
    Qu'on voit dans le rêve la nuit,

    Et les extases solitaires,
    Quand tous deux nous nous asseyons
    Sous les rameaux pleins de mystères
    Au fond des bois pleins de rayons ;

    Purs transports que la foule ignore,
    Et qui font qu'on a d'heureux jours
    Tant qu'on peut espérer encore
    Ce dont on se souvient toujours.

    Va, sèche ton bel oeil qui pleure,
    Ton sort n'est pas déshérité.
    Ta part est encor la meilleure,
    Ne te plains pas, ô ma beauté !

    Ce qui manque est bien peu de chose
    Quand on est au printemps vermeil,
    Et quand on vit comme la rose
    De parfums, d'ombre et de soleil.

    Laisse donc, ô ma douce muse,
    Sans le regretter un seul jour,
    Ce que le destin te refuse
    Pour ce que te donne l'amour !

     

    VICTOR HUGO /

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

     

    Amours foresterie

     

    Je ne sais plus quel jour
    J'ai troqué mes souliers d'enfance
    Mes souliers du dimanche
    Contre des bottes à bouts d'acier
     
    J'ai protégé mes pieds
    Mais j'ai brisé mon cœur
    Sur des  routes de compromis
    Par curiosité ou  par envie
     
    L'amour a ses oiseaux tristes
    Ses têtes de linottes ses tourterelles
    Cachés dans les hautes herbes
    Où l'on entre à ses risques 
     
    Parfois des fleurs phosphorescentes
    Trompent les coccinelles du bonheur
    Les mouches à feux  et les abeilles
    Perdent leur brillance
    Comme les étoiles filantes
    Dans des pluies torrentielles
     
    J,ai échangé mes crayons de bois
    Pour une plume flottant au vent
    Le bonheur je l'ai redessiné
    Bien souvent  après  plusieurs

    "il était une fois"
     


    De détours en ravins
    De collines de jours de nuits
    J'ai vu se lever le jour
    Dans des éclaircies 
     
    Et j'ai été celle

    Et j'ai dansé et ris
    J'y ai aussi pris des vacances
    Sur des rêves promis
    Et les arc-en ciel ont fait des folies
     
    Danse danse la belle
    Le bois est joli l'amour est une présence
    Danse danse tourne le cortège
    Des baisers mouillés
    A la pelle 
     
    Mais l'oiseau bleu est parti
    Emportant ma joie comme un reproche
    Toute la joie de la vie
    S'est enfuis avec lui
    Son chant  mes doux après midi
    Je n'ai plus maintenant 
    Que quelques cailloux dans les poches
    Et des trous navrants à mes bottes
     
    Du bois des réminiscences
    Maintenant que le silence
    Et de des souvenirs bleuis

     

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    Août est né

     

     

     

    Août était presque à terme dans le ventre de juillet qui à  quelques heures de la délivrance, se retournait dans tous les sens avec ses humeurs changeantes et ses fragiles arcs en-ciel. Il n'était pas d'humeur à s'envoyer en l'air, lourd, qu'il était du dernier moment de labeur.

     

    Il faisait de l'insomnie, ses nuits étaient plus chaudes que ces frisquets matins ressemblant plus à ce vilain temps de novembre fréquentant décembre qu'aux beaux jours de l'été. L'été, juste à entendre son nom on imagine de belles heures de vent doux dansant dans les soirées.

     

    Sur le bord d'accoucher, juillet avait des frissons et sa température basse et nous faisait frissonner. Déjà même dans les centre d'achats on voyait s'installer les conséquences du nouveau mois à nos portes. Dehors et partout dedans.

     

    Le tout neuf matériel scolaire est bien aligné: ses crayons, effaces, stylos, cahiers brouillons et cahiers d'encre,boîtes de compas et calculatrices côtoient les dictionnaires , les grammaires et les tablettes électroniques en tout genre. Dans les vitrines la saison fait du mannequina pour annoncer que déjà faudra changer d'habits plus tôt qu'on l'aurait souhaité.

     

    Sur les pelouses, un peu plus de feuilles dispersées en coups de vents. Août est né vendredi et le soleil était au rendez-vous pour lui dire bonjour. Le nouveau né est arrivé tout en douceur dans le frisquet matin. Les cyclistes sont venus le saluer, roulant allégrement mais un peu plus habillé pour la circonstance. Mais ils sont venus plus tard qu'à l'habitude. Seul un coureur solitaire et constant est passé au lever d'Élie en courant, indifférent aux cris du nouveau né.

     

    Août a maintenant six jours. Il fait bien ses nuits bien bordé tant elles sont fraîches . Il a bien quelques coliques de temps à autre, il lui arrive de pleurer fort aussi .Mais il lui arrive d'avoir aussi des fous de rire qui ressemblent à l'été. De belles chaleurs pour rêver.

     

    Le jeune mois d'août grandira vite , il faut en profiter car les mois ne vivent pas vieux et très vite il cédera sa place à l'autre que Dame Nature nous fait entrevoir déjà. Sur des vestes à l'épaule et dans des bas aux pieds, dans les souliers d'espadrilles, je l'ai vu au parc jouer avec les enfants qui partiront à l'école bientôt.

     

     

    Les vacanciers de la construction sont rentrés au travail. D'ici deux semaines, les autobus jaunes reprendront la route des écoliers. Certains prévoyants commenceront même l'achat des cadeaux des prochains mois des fêtes. Déjà...

     

    En attendant, pendant une marche dans le soleil couchant, je me rappelle que tous les mois d'août ne devraient pas se ressembler. Certains sont plus beaux plus grands ou plus petits et plus gringalets que d'autres... Le dernier m'aura laissé le cœur en morceaux pendant toute la dernière année. Tellement. Et la lumière qui l'a éclairé comme dans les kaléidoscopes de mes jeunes années , en a été toute morcelée.

     

    Ils ont aussi ce pouvoir là les mois du calendrier. C'est tellement long un début d'automne qui n'en finit pas . C'est très long à longueur d'année. Mais tristes ou froids, ensoleillés ou nuageux, lourds de ses soleils de plomb ou sous des pluies torrentielles, tant que nous verrons les mois passés, nous serons... Je serai.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

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  • Vent léger

    Soleil printanier

    Des inconnus

    Se promènaient

    Sur la rue...

     

    Des bruits de voitures

    Les éclats de rires

    De passants qui marchaient

    Deux par deux...

     

    Croisaient  le mal de vivre

    Écrit sur les habits

    Le visage vieillit

    De l'amour ignoré...

     

    Une chaise au soleil

    Sur la galerie d'un café

    Attendait  des nouvelles

    D'un fumeur attablé

    Qui terminait  son dîner...

     

      

    Vent léger

    S'est refroidit

    Un autre café

    Sur du temps à flâner...

     

    Monologue de sourd

    Sur mon coeur troubadour

    Le printemps a  fait  un tour

    Entre les discutions animées...

     

     Ils n'avaient rien à dire

    Où si peu

    Mais leur sourire

     Avait  la complicité

     D'un  avant goût d'été...

     

    Et j'ai fermé les yeux

    Et le coeur et les deux

    Devant le gris acier

    D'un camion arrêté...

     

     Le soleil joue des tours

     A trop le regarder  

    J'ai  chercher l'abri et le sommeil

    Sous les feuilles tombées...

     

    Je vais coucher ma prière

    Pour attendre

    Ton retour et celui de l'été... 








     

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    AU MARCHÉ DES AMOURS

    On s'arrête un jour

    Au marché des amours

    Frais du jour

    Frais du jour

    Crie le vendeur

    De bonne heure...

      

    Parmis les allées

    Et les venues

    Les fruits de la passion

    Côtoient les péchés mignons

    Les salades qu'on y sert

    Sont présentées dans des coupes

    Souvent tristes mais enjolivées

    Pour goûter avant d'acheter...

      

    Au marché des amours

    Vrai du jour

    Vrai du jour

    Cri le vendeur

    Menteur menteur...

      

    On y rencontre des inconnus

    Flânants sans but

    Venant de n'importe où

    Des corps à bon marché

    Mélancolique magasinage

    D'âmes désabusées

    Entre deux cafés

    Instants tannés...

      

    Les comptoirs sont chargés

    Les allées pleines à craquer

    On se marche sur les pieds

    Espérant trouver un trésor

    Qu'un autre n'aurait pas vu

    Un petit coeur tendre en or

    Qu'y aurait été  oublié...

      

    Au café des amours

    Frais du jour

    Frais du jour

    Avait dit le vendeur

    Moqueur...

      

    On y trouve parfois

    De belles anti-quittées....

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Elle avait apporté au marché

    Les livres qu'elle avait aimés

    Quelques rêves dépoussièrés

    Des bijoux ses folies

    Quelques foulards

    Dans des cadres laminés

    Ses plus beaux étés

     

    Au milieu des kiosques alignés

    Elle a décoré la table de la vie

    -"Venez venez voir je vous le dis

    Mon coeur a   de beaux fruits

    Des perles en collier

    Des boucles d'oreilles

    Des mots et des gestes doux

    Pour vous un bel oreiller 

    Enfin , de tout ''

    Alignés sous la table

    Ses beaux souliers pour la route

    Ses faux pas ses déroutes

     

    Entre les allées des curieux

    Déambulent à la recheche d'un mieux

    Certains ne sont que de simples visiteurs

    Qui arrivèrent de bonne heure

    Peut être pour trouver

    Quelque trésor consolateur

    Ou une babiole de dépanneur

     

    Atristés ses rêves de fortune

    On a pris ses offrandes

    En demandant d'essayer

    Et ils s'en allèrent

    Avec des je ne sais pas trop je ne sais pas

    Dans leurs souliers lassés

     

    Elle a déposé la chaleur de ses nuits

    La fraîcheur des amitiés sincères

    Le coeur usé peut être

    Mais rien n'est neuf au marché

    Des valeurs d'antiquité

     

    Elle a mis en vente pour pas cher

    Des bottes  de cuir en peau tannée

    Plusieurs mèches de cheveux

    Son parfum et ses notes épicées

    Certains lui ont rendu ce qu'ils avaient acheté

    En n'exigeant même pas d'être rembousé

     

    Elle a reprisé son coeur

    Le casse -tête de sa vie

    Elle l'a rangé depuis

    Devant ses espoirs attablés

    Elle a refait ses cartons

    Ses trésors ont repris le chemin

    De la maison

     

    Une longue veste sur les épaules

    Elle regarde maintenant désolée

    La lune en songeant

    A d'autres rendez-vous

    Où elle n'ira plus désormais

    Elle n'est pas vendeuse pour deux sous

    Celle qui reste parfois debout

    Longtemps après minuit 

     

     

     

     

     

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    5 commentaires
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    AU PARC JOUER 2

     

     

    Assise sur le bord du trottoir

     

    Sa petite robe tachée au col

     

    Était jolie rebrodée au rebord

     

    Avec un peu de fibre et de colle

    *

     

    Ses pleurs au soleil avaient disparut

     

    Et joliment le temps avait recousu

     

    Ses bas aux genoux fendus

     

    De papillons aux reflets miroir

     

    *

    Par temps gris sous la pluie

     

    Elle promenait courageusement

     

    sous son parapluie

     

    Ses rêves de bonheur et sa folie


    *

    Sur le siège d'une balançoire

     

    Elle faisait rire le vent

     

    En faisant des cercles

     

    Avec les kilomètres qu'il avait fallu

     

    Pour se rendre jusqu'ici

     

    *

     

    Allez, allez la vita e bella

     

    L'amour revenu a des ailes

     

    Danse danse tes pas

     

    Dans le bac sable sans rabat

     

    *

     

    Où se cachaient tant de trésors des chats

     

    Poussent aujourd'hui des roses rouges d'espoir

     


    *

     

    Après l'hiver des solitudes

     

    Dont elle avait pris l'habitude

     

    Voilà que revenait le printemps

     

    On lui avait dit

     

    De temps en temps

     

    Que c'était pour elle aussi

     

    *

    Mais les folies ne durent qu'une saison

     

    Quand elles naissent d'un gai luron

     

    Menteur et sans mémoire

     

    On lui avait dit d'y croire

     

    Elle avait voulu y croire aussi

     

    *

    elle n'ira plus en sol mineur

     

    Au parc jouer que des mal heures

     

    Qui laissent des taches sur le cœur

     

    Permanentes dans le temps

     


    *

     

    Les roses ont laissé leurs épines sur ses doigts

     

    Une gourmette d'argent autour du cou

     

    Tache maintenant son col vert de gris

     

    D'un étrange étranglement

     

    *

     

    Tellement



     

     

    AU PARC JOUER 2

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  • AU PARC JOUER...

     

    J'avais mis ma p'tite robe à fleurs

    De survivante des noirs silences

    Pour me rendre à pieds de bonne heure

    Au parc des lumières qui dansent

      

     Les arbres étaient maquillés

    De ballons de soie en effervescence

    Chaque invité portait un collier

    De billes de verre poli et dense

    Tous jouaient à de tendres charades

    En tentant d'oublier leur hiver en rade

      

    Et tourne le carousel de l'oubli

    Aller faut se faire une marelle de la vie

    Devant soi des amours laissés et repris

    Par des petits polichinelles qui ont grandi

      

    Le bac à sable est sans rabats

    Et retient tant de trésors de chats

    Nos petites mains s'y font des châteaux

    En modelant bien ferme ce mortier à caillots

      

    ( Rien d'attirant pour un chatelain

    Pauvre suzerain de mon petit destin

    Je doute depuis long qu'il est homme

    A n'habiter qu'une maisonnette de chaume)

      

    Je regarde ma p'tite robe déjà tachée de jus de fraise

    Et de glace au chocolat sur le col près du coeur

    Elle est déchirée vers le bas j'en suis mal à l'aise

    J'ai attristé mes souliers couleur blanc bonheur

    En marchant à la flaque d'eau tout à l'heure

    J'ai l'allure maintenant de la moins belle fleur

      

    Lentement j'ai nettoyé ma p'tite robe en pleurs

    Comme toutes les précédentes j'en ai peur

    Encore une fois je n'ai pu enlever totalement

    Les taches laissées par mes hivers blancs malheur

      

    Si présents... Si présents

      

     

     

     

     

     

     

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