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    Août est né

     

     

     

    Août était presque à terme dans le ventre de juillet qui à  quelques heures de la délivrance, se retournait dans tous les sens avec ses humeurs changeantes et ses fragiles arcs en-ciel. Il n'était pas d'humeur à s'envoyer en l'air, lourd, qu'il était du dernier moment de labeur.

     

    Il faisait de l'insomnie, ses nuits étaient plus chaudes que ces frisquets matins ressemblant plus à ce vilain temps de novembre fréquentant décembre qu'aux beaux jours de l'été. L'été, juste à entendre son nom on imagine de belles heures de vent doux dansant dans les soirées.

     

    Sur le bord d'accoucher, juillet avait des frissons et sa température basse et nous faisait frissonner. Déjà même dans les centre d'achats on voyait s'installer les conséquences du nouveau mois à nos portes. Dehors et partout dedans.

     

    Le tout neuf matériel scolaire est bien aligné: ses crayons, effaces, stylos, cahiers brouillons et cahiers d'encre,boîtes de compas et calculatrices côtoient les dictionnaires , les grammaires et les tablettes électroniques en tout genre. Dans les vitrines la saison fait du mannequina pour annoncer que déjà faudra changer d'habits plus tôt qu'on l'aurait souhaité.

     

    Sur les pelouses, un peu plus de feuilles dispersées en coups de vents. Août est né vendredi et le soleil était au rendez-vous pour lui dire bonjour. Le nouveau né est arrivé tout en douceur dans le frisquet matin. Les cyclistes sont venus le saluer, roulant allégrement mais un peu plus habillé pour la circonstance. Mais ils sont venus plus tard qu'à l'habitude. Seul un coureur solitaire et constant est passé au lever d'Élie en courant, indifférent aux cris du nouveau né.

     

    Août a maintenant six jours. Il fait bien ses nuits bien bordé tant elles sont fraîches . Il a bien quelques coliques de temps à autre, il lui arrive de pleurer fort aussi .Mais il lui arrive d'avoir aussi des fous de rire qui ressemblent à l'été. De belles chaleurs pour rêver.

     

    Le jeune mois d'août grandira vite , il faut en profiter car les mois ne vivent pas vieux et très vite il cédera sa place à l'autre que Dame Nature nous fait entrevoir déjà. Sur des vestes à l'épaule et dans des bas aux pieds, dans les souliers d'espadrilles, je l'ai vu au parc jouer avec les enfants qui partiront à l'école bientôt.

     

     

    Les vacanciers de la construction sont rentrés au travail. D'ici deux semaines, les autobus jaunes reprendront la route des écoliers. Certains prévoyants commenceront même l'achat des cadeaux des prochains mois des fêtes. Déjà...

     

    En attendant, pendant une marche dans le soleil couchant, je me rappelle que tous les mois d'août ne devraient pas se ressembler. Certains sont plus beaux plus grands ou plus petits et plus gringalets que d'autres... Le dernier m'aura laissé le cœur en morceaux pendant toute la dernière année. Tellement. Et la lumière qui l'a éclairé comme dans les kaléidoscopes de mes jeunes années , en a été toute morcelée.

     

    Ils ont aussi ce pouvoir là les mois du calendrier. C'est tellement long un début d'automne qui n'en finit pas . C'est très long à longueur d'année. Mais tristes ou froids, ensoleillés ou nuageux, lourds de ses soleils de plomb ou sous des pluies torrentielles, tant que nous verrons les mois passés, nous serons... Je serai.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



     

     

     

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  • Faire une différence

     

    "Parfois on se sent si seul qu'on se demande pour quelle raison on se lève le matin....et , alors on voit notre voisine plus âgée au prise avec une structure d'abri d'auto aux poteaux tout croches, à monter et qui est seule pour le faire. Alors on va lui donner un coup de main....et on fait toute la différence: Le sourire de cette personne et le soulagement à voir son abri tout monté alors qu'elle... aurait été incapable de le faire seule, sa reconnaissance...vient nous dire: Voilà , pour aujourd'hui, pourquoi tu t'es levée....Pour faire toute la différence dans la journée d'une autre personne.. ¨
     
    "Ca cela donne un petit peu le goût de vivre...Surtout, quand on nous a déjà fait sentir...qu'on pouvait tellement se passer de nous...et qu'on était indifférent au trou qu'on nous faisait dans le cœur...."

     

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  • HIER

    "Hier, j'ai vu un vieux... Un vieux qui marchait lentement, tête baissée. Il n'était pas si vieux que cela ...mais il semblait porter toute la solitude du monde sur ses épaules.. Il avait les cheveux ébouriffés, un vieux manteau et un vieux pantalon, avec dans les pieds de vieux souliers. .Aujourd'hui je pense encore à lui...Qui sait où le menait ses pas...Hier j'ai vu , un vieux qui marchait sur le trottoir...et hier, j'ai pleuré...! "

     

     

     

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    L'Amoire à Tupperware

     

     

    Lentement j'ai remonté la pente du jour ,comme un marathonien sur le retour qui se fatigue bien plus vite qu'avant. Forte de mon expérience j'ai su garder le rythme qui avait toujours été le mien pendant plusieurs années . Puis une halte. Une longue halte. Tout en gardant un cap de peine et de misères. Un endroit où il n'y a que  peu de rêves.

     

    Puis un matin, sans trop savoir ni comment ni pourquoi, une brèche: dans l’engourdissement. Oh! Il y en avait toujours eu une. Mais ce matin là, la couleur avait changé. Je ne voyais plus la vie comme un film, mais comme une invitation. Une invitation officielle à en faire partie. La brume s'est estompée, les couleurs ravivées , j'ai entendu les sons. Au début , c'était comme si on me parlait dans un grand tuyau, et j'ai entendu: j'ai besoin de toi. Seul je n'y arriverai pas.

     

    Beaucoup d’événements ce sont passés depuis ce jour là. Le goût du combat pour sa propre vie entre autre . Pour certains et certaines il est plus fort que chez d'autres.

     

    Tant de changements.

     

    Mais on reste les mêmes. Dans nos pas.

     

    On m'a appris que ce qui nous arrive, arrive à tout le monde. Cancer...? t'es pas le seul! Deuil ….t'es pas le seul! Pauvreté...? Pas le seul. Pertes...? Loin d'être le seul. Mais quand c'est toi qui le vit, t'es seul. « Pis on m,a dit : serre les poings pis fam ta gueule. » Quelques chanceux et chanceuses seront entourés un peu , parfois, beaucoup ou pas du tout:  Peu pour moi. Comme certains autres.

     

    La vie est un sac à dos. Que l'on remplit de nos expériences. De certaines on apprend. Certaines autres devront être refaites, car l'apprentissage est aride. On n'y arrive pas. On ne veut pas. On prend le même chemin, en espérant trouver une nouvelle adresse.

     

    On dit que l'être humain est le seul à refaire sans cesse les mêmes erreurs en espérant des résultats différents. Il m'a fallut souvent changer de méthodes. Mais on ne se refait pas. L'apprentissage est parfois facile parfois ardu.

     

    S’obstiner pour des niaiseries. Essayer de convaincre de qui l'on est en espérant que les mêmes bouchés (comprendre les personnes fermées à tout autre opinion que la leur), changeront d'avis sur notre compte. Aimer des personnes qui ne nous aiment pas. Essayer de faire comprendre que l'on ne méritait pas les lésions infligées quand l'autre le justifie avec une liste longue comme c'est pas possible. Vouloir faire parti du rêve de quelqu'un alors qu'on nous fait sentir que l'on en est probablement plus proche du cauchemar. Faire des efforts dans des situations où l'on devrait partir en courant dans le sens contraire. Montrer le grand trou dedans , la plaie béante qu'on nous fait et voir l'autre y planté un couteau sans ménagement ou simplement demeurer indifférent. Alors qu'on espérait tellement  autre chose. Un peu de tendresse, un peu de compassion. Un peu d'amour. Beaucoup en fait. Parce que sois- même on ne prend que ce que l'on offre . Parce qu'on aime tant qu'on ne sait plus comment offrir cet amour qu'on nous refuse. Parce que tout notre être ne peut faire autrement.

     

    On a beau apporter le meilleur de soi. Certaines personnes nous ferons toujours sentir que cela n'est pas assez . A leurs yeux.

    On nous dira : qu'on est une personne ordinaire et que même avec extra c'est pas assez, que ce n'est pas pour soi : Et parce qu'elles ont un pouvoir grand des sentiments qu'on leur porte, ou parce qu'elles ont un pouvoir de décision sur notre vie (par ex. le travail-les sous-les revenus-la survie donc...) , on a peur.

    Peur de perdre ce que l'on veut tant. Au  lieu d'aller voir ailleurs, si autre chose existe de mieux pour nous. On reste là... on travaille pour un résultat différent. Mais avec les mêmes outils aux mêmes endroits et avec la même sorte de gens. Parce qu'on y croit et qu'on a la foi de la sincérité.

     

    Des personnes qui m'ont aidé. Y en a . Pas beaucoup . Mais combien significatives. Des personnes sans qui j'y serais pas arrivée: enfin pour un temps. Mon erreur aura été de croire qu'elles resteraient toujours près de moi. Personne ne reste toujours près de soi. Personne. Et parfois malheureusement, quand elles s'en apercevront il sera trop tard. Parfois, oui, tu seras choisi mais jamais pour longtemps, jamais pour tout le temps. Parce que le temps on n'en a pas: et qu'il  y a tant de mieux qui se promènent autour ...

     

    La vie est difficile. Maintenant je sais que la valeur du mot choisir est à la baisse: on t'a choisi ? c'est super ...sache cependant que ce n'est que le temps de faire un autre choix  et que l'on peut te choisir et te "déchoisir" dans le temps de le dire...

     

    J'ai vidé un peu mon sac à dos trop lourd. En fait, j’apprends à essayer de ne garder que du bon et du nécessaire. J'ai appris cela en faisant le ménage de mon armoire à tupperware. Faudrait tous faire le ménage de notre armoire à tupperware....Le bon couvercle avec le bon plat. Le plat pas de couvert et qui n'est semblable à aucun autre? Poubelle (récup bien sûr) . Faire le tri . Assis par terre, tout vidé devant soi: pour tout voir : les mettre les uns sur les autres après avoir mis le couvercle. Un plat un couvercle et on garde. Le nombre... Juste assez. Cela fait de la place, cela déplace de l'air. Et quand on veut faire le ménage dans sa tête et son cœur...cela prend de l'air.

     

    Je refais souvent le ménage de mes armoires. Je n'aurai jamais autant donné, vendu, jeté que cette année. J'ai essayé plein de nouvelles affaires. J'en ai mangé de la poussière. De la poussière de peur .

     

    De peur de ne pas y arriver. De me faire dire , on a pas besoin de toi. On veut pas de toi . T'es pourri. Tu vaux rien pour nous. Et savez vous quoi? C'est arrivé. Des plus belles moches manières qui soient. Parce qu'encore une fois, j'avais gardé la même route, le même monde bouché, les mêmes gens mal intentionnés au départ, la même sincérité et la même candeur de croire que le monde est bon dans le fond. Et que quelqu'un va bien finir par voir la belle personne sincère que je suis. J'étais sincèrement dans l'erreur.

     

    J'ai juste oublié de me convaincre moi même. Parce que je garde encore en moi, tout le pas bon qu'on m'a mis dans le sac à dos.

     

    J'aurais aimé être très belle, je suis ordinaire. J'aurais voulu être mince mince toute mini parce qu 'il semble que c'est le top de la beauté: full erreur je ne le suis pas. J'aurais voulu avoir une voix extraordinaire pour chanter les plus belles musiques et faire frisonner les gens: je chante seulement dans ma voiture et c'est suffisant pour ne pas me faire haïr. Je voudrais bien en être à mon x livre édité: je ne serai jamais une poète connue. J'aurais aimé cela avoir un grand talent comme certaines personnes: j'en ai plusieurs , des tous petits mais mon plus grand c'était la débrouillardise. L'art de faire beaucoup avec peu.

     

    Pourquoi vouloir tout cela. « Pour qu'on m'aime.» « Pour qu'il m'aime.» Parce que parfois pour apprendre à s'aimer , faut d'abord qu'on l'ait été. Faut l'être. Cela arrive mais c'est parfois trop peu trop tard...On a comme quelque chose de cimenté en dedans.

     

    Depuis quelques temps j'ai remarqué que je semblais perdre la mémoire. J'oublie des stupidités du quotidien, si on me demande quelque chose en parlant fort , y a comme une brume qui se fait dans mon esprit et j'oublie tout. Je suis fatiguée du même chemin avec les mêmes résultats. Je suis fatiguée de la peur. De la peur de ne pas y arriver, de rester seule, de ne pas être appréciée là où je souhaiterais l'être. Cela me hante et m'empêche de dormir. Je vais retourner à mon armoire à Tupperware,je pense que je suis à découvert dans le cœur. J'ai les pieds dans les plats . Je dois faire encore le ménage.

     

     

    Je vais te remercier de me souhaiter une bonne journée.

     

     

     

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  • LE TOUT PETIT DANS LE TOUT GRAND

     

    "Parfois on se sent bien petit devant ce que nous présente la vie ,

    de problèmes, d'Inquiétudes et de difficultés...

    mais dans notre "petitesse" ,il y a une grande force qui peut surgir

    pour apprivoiser l'indésirable

    qui pourra peut -être par la suite,

    devenir opportunités......"

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    Y a pas longtemps, je terminais le ménage sur mon encore très nouveau terrain. Branches mortes, feuilles des dernières années entassées au fond du terrain, plein des vieilles affaires à mettre au vidange. Des vraiment vieilles affaires . Le genre qu'on ne peut pas donner, récupérer ou composter.  Les bacs chacun à leur tour ont eu une visite quotidienne depuis le printemps .  Vidange, récupération, compost.... Y a même le gars de la tôle qui passe souvent.

    C'est la mode. On tri tout. Maintenant. Parfois, j'ai le goût de suivre le camion de récupération ou celui qui ramasse le "matériel" dont j'alimente mon nouveau bac à composte pour voir.... Où il va ... Histoire de vérifier si je ne fais pas cela pour rien.  

    Any way, j'étais , dis-je , en train de terminer mon ramassage, quand je l'ai vu de l'autre bord de la clôture. Ridiculement majestueux, énormément petit, petitement gros. On l'a coupé du trois quart au printemps. Parce qu'il n'était plus bon. Enfin je j'imagine. Parce que j'ai pas remarqué avant la coupe. Avant qu'on lui assigne le grand coup. L'an passé.

     

    Cette année, je le vois. Comme pour la première fois. Amputé du trois quart il ne lui reste qu'un grand bout de tronc, une grosse souche. Sur le dessus, là où la coupe a dû faire mal, un grand centre troué, mais tout autour des tas de feuilles nouvellement nées. C'est pas croyable. On lui a coupé le corps, on l'a scié en gros bouts et le tronc dans sa blessure offre son plus beau bouquet de feuilles nouvelles....

    Il doit être en train d'agoniser... Mais il le fait avec panache et effronterie. Je connais rien aux arbres. Cependant j'imagine que quand on te coupe du trois quart...cela veut peut être dire que si t'es pas mort, ben t'es pas fort...

     

    Et là je me suis demandée. Est-ce que c'est pareil pour nous ?Quand la vie nous coupe en deux pis en trois ou quatre, que la Grande Scie  nous fait saigner , qu'on perd la tête à force...., Est-ce pareil pour nous...? Cela veux tu dire que malgré tout on est pas mort...? Pourtant, cela fait mal en sacrament des coupes à blanc dans les rêves d'amour, de travail, pis d'heures bonheur...

     

    Cela donne à réfléchir. Parfois, la vie te ramasse des claques sur la gueule dont t'entends encore le bruit de l'écho, longtemps après qu'elle te les ait données. Et quand y en a plusieurs c'est comme une symphonie quand elles se suivent d'assez près.

     

    Je ne sais pas si le Voisin va survivre . Malgré son beau bouquet de feuilles vert tendre, on va peut être lui couper le rêve de vivre, au ras le sol ? Lui arracher la souche de la terre et couper les racines ?

     

    Je sais pas quel sera le grand coup de scie qui fera que je me relèverai pas. Tout ce que je sais, c'est que j'espère être capable  en attendant, d'avoir des belles feuilles vert tendre à offrir aux regards de ceux qui m'auront pas remarqué , dans le temps où cela allait mieux. Avant que la dernière grande scie me coupe en deux... Après tout il ne reste peut être pas tellement de temps...pour une dernière floraison...?

     

     

     

      

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    Pas de quoi !

     

    Toute ta vie tu as cru inconsciemment  que tu n'avais droit à rien. Rien,  que ce qu'on voulait bien te donner. Toute ta vie on t'a appris que tu avais été bien chanceux ou chanceuse des faveurs de ceux qui t'entouraient et que tu devais en être très reconnaissant. Toute ta vie tu as appris que ce que tu recevais était tellement plus que tu valais toi même . On te l'a appris très jeune pour que tu le comprennes bien.

     

    Toute ta vie on t'a fait comprendre que tu ne devais rien demander. Pour toi même. Que tu étais déjà bien chanceux et que d'autres auraient aimé recevoir les bonnes grâces qui t'étaient accordées.

     

    On t'a fait comprendre clairement chaque fois que c'était nécessaire que si tu avais eu un malheur, pire aurait pu être la situation. Devant chacun des événements malheureux de celle-ci on a eut une réponse pour te faire taire, s'il advenait que tu sois trop malheureux.

     

    Tu as été laissé à la Crèche ? ...oui mais tu as été adopté par la suite et d'autres ne l'ont pas été. Ton père est décédé alors que tu avais tant besoin de lui ? D'autres n'en ont pas eu ou il était inadéquat. Tu as passé dans ta vie dans des couvents? Oui mais tu aurais pu être totalement abandonné après son décès. Alors qu'on est quand même aller te visiter. On a fait ses devoirs envers toi .

     

    A ta sortie, sans sous et sans famille, il t'a fallu te débrouiller !Oui , mais y eut quand même des substituts très valables.  Et à chacune des difficultés et des peines de ta vie on te montrera qu'il faut apprendre à fermer sa gueule sur ce qui te dérange parce qu'il y aura toujours pire autour de toi . Que quand les succès seront petits on te montrera que d'autres n'en ont pas du tout : parce que comme toi ils n'ont pas ta santé, ton intelligence, tes moyens personnels et ont te rendra responsable de tout ce qui te fait mal et te blesse. Alors c'est pas la peine d'en rajouter...Ferme ta gueule .

     

    Tu seras malade triste et seul ? Certains sont nés ainsi, te diront les biens pensants et c'est vrai . Quoi rajouter à cela. On a été injuste envers toi ? On t'a fait perdre des opportunités auxquelles tu aspirais , par mesquinerie ou jalousie ? Mais voyons, c'est le lot de plusieurs cela ...pas de quoi fouetter un chat... Ferme ta gueule

     

    Quand il t'arrive de dire ce dont tu as besoin on te dira : tu en demandes trop . Tu veux tout et tu vois pas ce que l'on fait déjà pour toi . Tu es bénéficiaire déjà de tant de bontés et tu veux plus ? Quel ingrat on te dira . Quand t'as pas tout ce que tu veux tu cries au loup, en bousculant les gens autour de toi , ai-je déjà lu un jour. Quel ingrat!  On fait déjà tant pour toi. C'est pas rien et tes revendications ne compteront pas . Parce que c'est pas permis cela.  Ferme ta gueule. Enfin.

     

    Alors tu continueras de croire que tu as droit qu'à rien. Quand ton cœur battra très fort et que tu entendras ses désirs et ses aspirations : tu devras te rappeler que tu n'as droit qu'à ce que l'on veut bien te donner, que ce que la vie veut bien te donner . Que des miettes c'est toujours mieux que rien. C'est plus que rien alors ce n'est pas comme rien...

     

    Tu resteras assis sous la table et on ne gardera pas de place pour toi . C'est déjà bien beau qu'on te permettre d'y être . Si en plus il fallait que tu te lèves et que tu revendiques une chaise ce serait vraiment du n'importe quoi , non ?

     

    Qu'importe ce que tu seras prêt à faire pour obtenir ce que tu souhaites, on te fera comprendre, qu'on t'as déjà beaucoup donné et que tu n'aurais pu rien avoir du tout. Tu t'adapteras, tu essayeras de changer des choses ou toi-même, pour devenir la personne qui obtient ce dont elle a besoin pour se sentir bien et heureuse.  Mais rien n'est garantie . Alors ferme ta gueule.

     

    Parfois on objectera que c'est pas toi , c'est l'autre le problème, c'est l'autre qui ne t'as pas dans son projet de vie, que c'est pas de ta faute, que t'as rien fait de mal pour cela.  On te dira qu'on a rien à  te donner, que les limites elles appartiennent à l'autre et il partira en s'excusant de ne pouvoir t'offrir ce que tu as toi même déjà donné. Et il s'en ira offrir tout ce que tu souhaitais pour toi , à une autre personne. 

     

    Malgré tous les efforts , le travail, l'énergie, les choix, le cheminement, la foi, l'engagement que tu auras mis.. l'autre ne se retournera pas. Tu resteras là...et tu comprendras. Regarde ce que l'on a déjà fait  pour toi et qu'on aurait très bien pu ne pas faire. Alors, tu te sentiras tout petit, tout rétrécit et coupable de ne pas encore savoir que tu dois fermer ta gueule... Pourtant, jamais tu n'as pris pour acquis ce que l'on t'offrit dans la vie. Tu as toujours su que personne ne nous doit rien. Tu as toujours été reconnaissant... N'oubliant pas un geste de générosité. Cependant, cela n'enlève rien au fait, que ce que tu veux toi, on ne te l'aura pas souvent demandé ni offert... Vraiment pas souvent.

     

    Moi je vais te dire, les miettes en dessous de la table c'était pas assez. Ni pour les autres, ni pour toi, ni pour moi.  Je voulais juste m'asseoir à côté de lui, et partager le même repas. Je voulais ne pas être qu'un jour ou deux à l'agenda . Je voulais faire partie intégrante de sa vie. De la vie. Mais d'autres n'ont pas déjà été choisi. Même pour un seul jour.... Alors faut que je ferme ma gueule.

     

    Mais j'en ai pas envie.

     

    Merci ! 

     

    De rien  

     

     

     

     

     

     

     

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